Publiée le par Samir ZAKARIA
Samedi 10 octobre, le représentant de l’AS Gien Triathlon Nicolas Balcon était au départ du championnat du monde Ironman sur le mythique site de Kona. Pour sa première échéance mondiale et après seulement une saison de triathlon, celui qui a été porte-drapeau de la délégation tricolore a signé un top 100 et a terminé 14e de sa catégorie (M25-29).
9h02’08’’ : c’est le temps qu’il aura fallu à Nicolas Balcon pour franchir la ligne d’arrivée de son premier championnat du monde Ironman, pour une 97e place au classement général sur 2 262 concurrents. Dans le détail, cela fait 1h08’01’’ pour 3,8 km de natation, 4h37’02’’ pour 180 km de vélo – soit près de 39 km/h de moyenne ! – et un marathon avalé en 3h05’41’’ à 4’25’’/km.
« C’était si dur, le vélo dans le vent et l’enfer sur marathon sous chaleur. Une première année de triathlon bouclée en beauté avec le passage de cette finish line si mythique. Je redescends petit à petit de mon petit nuage actuellement. Je pense que je n’arrive pas encore à comprendre ce que j’ai fait », partageait-il à chaud.
Vichy, Tours puis… Hawaii
Petit retour en arrière. Cycliste à l’origine, Nicolas prend part au 70.3 de l’été dernière, « plus en mode découverte qu'autre chose » mais qui le pousse à structurer son entraînement pour performer dans la discipline. Pour cela, il peut compter notamment sur Joan Fever, également licencié de l’AS Gien Triathlon et pour sa part bien en vue lors des championnats du monde 70.3 à Nice en septembre.
Il s’aligne en juin dernier sur l’Ironman de Tours décrochant alors le précieux ticket pour les championnats du monde en même temps que son pote Tanguy, avec qui il partagera une partie de sa prépa et surtout, trois semaines à Hawaii. S’aligner sur de longues distances demande rigueur et sacrifices pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois d’entraînement. Partager les kilomètres, à deux ou à plusieurs, à pied comme à vélo, est un facteur fort de motivation.
Il concilie vie personnelle et professionnelle avec un programme sportif chargé, composé à la fin d’au minimum de deux entraînements par jour – même en semaine ! – pour arriver affûté pour l’objectif de l’année, sur une île où les conditions sont bien différentes de ce que l’on rencontre chez nous et la course réputée impitoyable. Le dernier bloc de préparation a consisté à acclimater le corps, habillé bien chaudement sur home-trainer dans la chaleur d’une salle de bain ou à courir dehors emmitouflé par 30 °C.
Une progression fulgurante qui n’est pas terminée
Nicolas et Tanguy ont fait le choix d’arriver 10 jours avant la course, anticipant la fatigue des 24h de voyage et les 12 h de décalage horaire, mais aussi pour expérimenter en amont les sensations liées à la chaleur et à l’humidité. « Les premières fois où on a été courir, on était trempés. Et lors du premier gros enchaînement qu'on a réalisé sur place, on pensait sérieusement que les allures pour lesquelles on s’est entraînés sur le marathon n'allaient pas du tout passer. Au final cela l'a fait, mais j'avais quand même une petite appréhension avant la course entre le climat et le fait que ce soit un championnat du monde », confie Nicolas. « J’avais un petit objectif de temps, mais l'île, c'est un peu elle qui décide ce qu'elle veut. Cette année, les chronomètres ont été moins bons que l'année dernière car le vent est plus entré en compte. Sur le vélo, il y a eu peu de vent à l'aller ; par contre, au retour, il était de face. »
Une période de repos bien méritée se profile mais Nicolas a déjà les yeux tournés vers deux objectifs pour l’année 2027 : le 70.3 de Aix-en-Provence (23 mai) puis l’Ironman de Vichy (22 août). Avec, déjà, cette envie de revenir à Kona pour faire encore mieux.
Un résultat qui a été chaudement applaudi à l’occasion de l’assemblée générale du club, vendredi 16 août, lors de laquelle Nicolas a mis à l’honneur aux côtés de représentants de chaques sections.
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